Qu’est-ce-qu’une bonne traduction ?

Que ce soit dans le milieu professionnel ou personnel, on parlera souvent d’une “bonne traduction”. Mais qu’est-ce que cela signifie réellement ? Comment reconnaître si une traduction réalisée par un traducteur freelance ou une agence professionnelle est réussie ?

En défrichant ce sujet, MyBrian vous apporte les connaissances indispensables pour reconnaître une bonne traduction d’une mauvaise traduction.

Une bonne traduction : oui mais comment ?

Réaliser une bonne traduction peut sembler être un exercice simple. En effet, beaucoup de gens s’improvisent traducteurs et sont convaincus de leur aptitude à réaliser des traductions réussies. Cependant, délivrer du contenu juste et de qualité dans une langue cible n’est pas l’affaire de tous mais celle de linguistes rompus à l’exercice. Souvent reconnu comme étant un secteur sous-estimé, la traduction est pourtant un métier réunissant des compétences particulières. Il convient de posséder une réelle maîtrise de la langue. Il y a une grande différence entre une traduction réalisée par un collègue “bilingue” qui a passé six mois en Angleterre et un traducteur expert. 

Mais alors comment définit-on une bonne traduction ? 

Définition d’une bonne traduction

Que se cache-t-il derrière le terme de “bonne traduction” ? Plusieurs conditions entrent en jeu dans cette définition.

Tout d’abord, une traduction de qualité révèle immédiatement la connaissance linguistique et la sensibilité littéraire du traducteur. Celui-ci ne se contente pas de proposer une traduction “mot à mot”. Il réalise au préalable une lecture analytique détaillée afin de comprendre parfaitement l’esprit du texte. Cela lui donne une vision globale et lui évite à tout prix les contre sens. De plus, on reconnaît un travail de qualité lorsque celui-ci ne comporte aucune faute d’orthographe, de grammaire, de syntaxe ou de conjugaison. Un traducteur confirmé sait reconnaître les subtilités idiomatiques d’un texte et s’adapte en utilisant les expressions adaptées au contexte. 

Rappelons que l’objectif premier d’une traduction est de transmettre le message du texte source dans la langue cible sans perte de signification. Il est donc primordial pour le traducteur de bien comprendre le sens du texte afin d’employer le vocabulaire le plus pertinent

Les étapes à respecter pour une bonne traduction

Réaliser une traduction professionnelle de qualité est un exercice difficile. Tout le monde ne s’improvise pas traducteur, car cela nécessite une grande expertise. Effectivement, derrière cela se cache un processus bien orchestré, qui suit précisément différentes étapes que nous allons vous expliquer :

1. Lecture et analyse du document source

Avant même de traduire le document, le traducteur ou l’agence de traduction doit prendre le temps de lire et de bien analyser le texte source dont il s’occupe. Cette étape est importante puisqu’elle lui permet d’identifier et d’appréhender à l’avance les éventuelles ambiguïtés que peut présenter le document. 

De la qualité du texte source va dépendre la qualité de la traduction. Un texte originel, criblé de fautes et dont le style rédactionnel est négligé, va rendre le travail du traducteur plus délicat.

2. La traduction

Maintenant que le traducteur s’est imprégné du texte source, c’est le moment pour lui de réaliser ce qu’il sait faire le mieux, bien entendu traduire ! Comme expliqué dans notre article Comment bien choisir son agence de traduction, un traducteur professionnel traduit toujours un texte source vers sa langue maternelle. De plus, cet article nous informe des différentes questions méthodologiques qu’il se pose. Pour traduire un document le mieux possible, il ne se contente pas de traduire mot à mot, mais essaye avant tout de transmettre un message.

3. La relecture et la révision

Après avoir réalisé sa traduction, il convient généralement de transmettre son travail à une personne tiers, que l’on peut appeler “relecteur” ou “réviseur”.

Dans un premier temps, il va effectuer une relecture du texte qui lui a été envoyé.

Son rôle va être de corriger les possibles fautes d’orthographe et de grammaire. Pendant son travail, il ne va pas prendre en compte le texte source mais uniquement faire des modifications linguistiques. 

Après ces corrections, il y a l’étape de la révision, un travail plus approfondi que celui de la relecture. La révision quant à elle prend en compte le texte source. Le réviseur va établir une comparaison entre la traduction réalisée avec le texte source afin de s’assurer qu’il n’y ait pas de contresens, d’oubli ou de mauvaise compréhension. 

Il faut savoir que ces étapes doivent nécessairement être effectuées par des professionnels natifs, pour assurer une traduction de qualité.

Différents points de vue …

  • La vision objective

Parmi la multitude de traducteurs, certains sont plus expérimentés que d’autres. Ils ont en effet tous leur spécialité et leur domaine de prédilection propre à chacun. Chaque traducteur doit posséder une appétence particulière pour le texte qu’il/elle va être amené(e) à traiter. Il est donc possible de reconnaître objectivement si un texte est mal traduit, de par sa rigueur en termes d’orthographe, de grammaire, de conjugaison etc.

  • La vision subjective

Il faut savoir que même une très bonne traduction, sans erreur et correcte littéralement peut, dans certains cas, s’avérer insatisfaisante pour la personne qui l’a commandée. Cela s’explique par le fait que chaque personne va s’approprier le texte personnellement et y accorder une plus ou moins grande sensibilité. Quelqu’un d’attaché au texte ne va pas se contenter d’une traduction mot à mot qui peut, certes, être juste idiomatiquement, mais ne transmettra pas le même ressenti. Le style rédactionnel ainsi que la tonalité que le traducteur emprunte sont généralement les deux aspects déterminants de sa singularité. Ils touchent chaque personne différemment. Le plus important pour qu’une traduction soit réussie est sa fluidité de lecture. La personne qui lit le texte ne devrait pas se rendre compte qu’il a été traduit.

Les critères d’évaluation de qualité des agences de traduction

Afin de garantir une grande précision dans la traduction professionnelle, la dernière partie cruciale du processus est le contrôle de qualité

Cette étape est un enjeu très important pour les entreprises. En effet, elle fait guise de preuve concernant l’expertise de l’agence ou du traducteur. C’est aussi un grand atout car elle permet d’augmenter leur notoriété

Trois critères principaux entrent alors en jeu lors de l’évaluation de qualité des agences de traduction : 

Le contrôle de qualité du fond de la traduction

Il convient tout d’abord d’établir une vérification complète sur le fond du texte. Pour cela, le document est passé au peigne fin et tous les mots sont analysés un par un, afin de s’assurer qu’il n’y ait pas d’erreur. 

Plusieurs aspects de la traduction doivent être irréprochables, comme tout d’abord l’orthographe, la grammaire, la syntaxe. Il ne doit pas y avoir de contresens ou de faux amis. De plus, il convient d’utiliser à tout prix un vocabulaire adapté précisément au domaine d’activité du document. 

Le contrôle de qualité de la forme de la traduction

Après le fond, il y a la forme ! En effet, une fois que le document a parfaitement été corrigé, il est temps à présent de contrôler sa mise en forme. Chaque document est différent et nécessite une mise en forme particulière. Pour cela, il faut qu’il respecte différentes conditions : une police et une typographie adaptées, une bonne disposition des phrases de manière à ce qu’elles soient le plus lisibles possible. Enfin, le document doit être bien converti dans le format souhaité par le client. 

Le contrôle des normes

Il faut savoir que le contrôle de qualité doit respecter plusieurs normes. Les normes ISO sont une référence mondiale en matière d’évaluation de la qualité. Il en existe un grand nombre dans différents domaines. Dans le cas de la traduction, c’est la norme ISO 17100 qui est utilisée. Désormais, grâce à cette norme, les agences de traduction ou les traducteurs qui en bénéficient garantissent la qualité de leur service. 

Conclusion

Pour conclure, reprenons les mots de Patrice Berger-Perrin dans notre article Interview Client – Renault Trucks, où il nous partage sa définition d’une bonne traduction : “La bonne traduction est celle qui se fait oublier. Le lecteur ne devrait pas remarquer que le message qui lui est adressé a été conçu et rédigé dans une langue autre que la sienne.” 

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